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promenades en Colombie

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Santander - Cuarto dia : Barichara, Guane

Milles excuses, je crois que je me dois de vous apprendre deux mots en espagnol : Demorarse = prendre du retard et mariquear = perdre son temps, procrastiner (argot, voir vulgaire)… Je pense qu’on s’est compris et je vais donc reprendre mon histoire là où je l’avais laisser.

Après avoir tester les sports extrêmes et l’amabilité du paysan de San Gil, nous avons décidé de nous aéré les méninges entre Barichara et Guane : deux villages typiques à une bonne heure de bus de San Gil. La propriétaire de l’hôtel, adorable, nous a proposé le plan et en plus de cela a fait le garde bagage pour que nous n’ayons pas à payer un jour de plus d’hôtel.

Nous voilà donc dans le bus pour Barichara après un réveil un peu difficile : “On se lève tôt pour profiter de notre dernier jour à Santander les mecs hein?” “Ouais ouais” Une soirée bière Simpsons plus tard et on finit par se lever (difficilement) à 10h : Bien joué l’organisation !

Arrivée à Barichara à 11h30, sous le caniar, on perd encore un peu de temps pour appeler à l’hôtel et prévenir qu’on ne serait pas là avant 16h… en demandant si la proprio pouvait, par le plus grand des hasards, sortir nos affaire de la chambre et nous les garder jusqu’à notre retour… une organisation d’enfer je vous dis!

On peut finalement commencer à visiter, la ville est petite et ça tombe bien par ce qu’on n’a pas beaucoup de temps car il faut qu’on rentre assez tôt à San Gil pour sauter dans un bus pour Guican (Cocuy) avant 18h. Un petit tour et puis s’en va, on jette un œil à l’église et on monte jusqu’au départ du chemin pour Guane… et je me rends compte que j’ai oublié ma crème solaire dans le bus : descente en courant, tour de tous les bus, discussions avec notre chauffeur et recherche assidue n’y feront rien, je m’avoue vaincu et accepte le fait que je vais peut-être avoir-la-chance-par-le-plus-grand-des-hasards-si-dieu-le-veut-et-Saint-François-aussi-pendant-qu’on-y-est de ne pas prendre de coups de soleil! Je remonte en courant et trouve François esseulé : “Il est où Randy?” “Tu l’as pas vu il est descendu pour acheter de l’eau?” “Mais y’a une tienda juste là…!?” “Ah ben je sais pas il a pas du la voir”… Pendant que Randy prend son temps pour remonter on a le temps de le regarder et de s’approvisionner nous aussi, l’idée d’acheter de l’eau quand on sait qu’on va marcher pendant 1h30 sous le zénith n’est en soi pas mauvaise! Une organisation d’enfer (ter)

Finalement on commence à marcher, le chemin est super chouette mais on meurt de chaud et vu qu’on est déjà bien en retard on le fait au pas de course… pour arriver à Guane à 13h et apprendre qu’il n’y a pas de bus avant 15h!!! Organisation (quater). On cherche un peu pour trouver une voiture mais avec nos têtes de Gringo on ne trouve rien à moins de 20 000$ par tête pour aller à Barichara. Changement de programme : on va manger ici et chercher des fourmis, il parait que c’est la spécialité!

Un repas super sans fourmis, il n’y en a pas à Guane (remarque dans un village de pas plus de 100 personnes ça peut se comprendre), et un café plus tard, on voit le bus promis arriver sur la place du village : une vision miraculeuse, pas moins. Changement de bus à Barichara, je propose ma place à un petit vieux et découvre le sens du mot ahoritica :
Ahora signifiant maintenant, on le diminue une première fois : ahorita, puis une seconde pour montrer l’imminence de l’action : ahoritica.
Dans la pratique ça signifie : “2 secondes, je parle avec ma fille pendant un quart d’heure pour savoir si je reste dans le bus ou si j’en prends un autre et finalement j’en prends un autre”

On arrive à San Gil à 17h30, on est en retard et en retirant mon sac à l’hôtel je me rends compte que le fidèle carnet que mes soeurs adorées m’ont offert avant mon départ n’est plus dans ma poche… Après une course jusqu’au terminal pour voir s’il n’était pas resté dans le bus (perte de temps) je suppose qu’on me l’a chouravé : quel idée de mettre un carnet en cuir qui ressemble étrangement à un portefeuille dans la poche arrière de mon short : toutes mes notes s’évaporent, la m…!

Pas vraiment le temps d’y penser, c’est le rush : acheter une nouvelle crème solaire, faire des courses pour 4 jours de Tour du Cocuy : pâtes, riz, thon, quelques carottes, quelques pommes, lait concentré, sel… féculents féculents féculents! On est enfin prêts pour sauter dans un taxi et arriver au terminal (un autre) pour prendre le dernier bus pour Bogotá. Sur la route, le chauffeur s’arrête dans un restau-route : une soupe dans le ventre et les couverts dans la poche (ben oui, on a pas eu le temps d’en acheter!) : parés pour repartir. Un arrêt à Tunga (terminal glauque entourés de gens bizarres!) où on abandonne Randy (retour a Boulota pour lui) pour attendre le bus jusqu’à Guican : rendez-vous à 8h avec Gabriele à la Posada de la Sierra Nevada : départ de la Vuelta del Cocuy à 1h de Guican en 4x4!

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